Archives en février, 2009

Le Sénat fait barrage à l’égalité entre les femmes et les hommes

Alors que l’Assemblée nationale a adopté le 27 janvier dernier un amendement au projet de loi organique relatif à l’application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution prévoyant que le dépôt d’un projet de loi devait être accompagné d’une étude d’impact évaluant les conséquences en termes d’égalité entre les femmes et les hommes, le Sénat a refusé le 18 février d’adopter cette disposition.

Grâce à un amendement déposé par Mme Marie-Jo Zimmerman (Présidente de la délégation aux droits des femmes) et M. Guy Geoffroy, adopté par la Commission des lois, avec l’avis favorable de son Président et Rapporteur M. Jean-Luc Warsmann, l’article 7 prévoyait avant son passage au Sénat que Pour chaque catégorie d’administrations publiques et de personnes physiques et morales intéressées, ils [les documents d’études d’impact] estiment les conséquences économiques, financières, sociales et environnementales des dispositions législatives proposées et en analysent l’impact en termes d’égalité entre les femmes et les hommes..

Cette disposition saluée à l’Assemblée comme une véritable avancée vers le passage d’une égalité de principe à une égalité réelle, a rencontré l’opposition de la Commission des Lois du Sénat jugeant qu’en la matière il suffisait de s’en remettre à l’appréciation du Parlement. Malgré l’initiative de Mme Michèle André (Présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat), représenté par M. Yannick Bodin en séance, cette disposition a été rejetée.

La position du Sénat rappelle celle qu’il a prise au moment du vote de la loi du 30 juillet 2003 réformant le mode de scrutin des sénatoriales qui a limité l’application de la proportionnelle aux départements élisant 4 sénateurs et plus, au détriment des engagements gouvernementaux en matière de parité. Le scrutin uninominal, ne comportant aucune obligation paritaire aux yeux de la loi, concerne depuis la moitié des sièges sénatoriaux.

L’Observatoire de la parité rappelle qu’en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, aucun processus historique « naturel », ni aucune « appréciation » ou bonne volonté individuelle n’a encore fait ses preuves. Si l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel, il en revient au Parlement de se donner les moyens et les outils nécessaires pour faire respecter et garantir dans les faits cette égalité.

Parité &Vie politique Claude Blaho-Poncé 26 fév 2009 1 commentaire

Pour une représentation démocratique dans les communautés d’agglomération, dernière ligne droite

Pétition citoyenne pour une représentation démocratique dans les communautés d’agglomération

Le savez-vous? Les communautés d’agglomération prennent aujourd’hui des décisions très importantes à la place des communes… mais la loi permet d’en exclure complètement les oppositions municipales!
Pour que les communautés d’agglomération rejoignent le droit commun de la démocratie, je signe la pétition sur www.democratielocale.com

Appel « Pour une représentation démocratique dans les conseils d’agglomération », derniers jours avant envoi aux groupes parlementaires!

Bonjour,

Vous avez signé cet appel pour une représentation des oppositions au sein des communautés d’agglomération, et de nombreux signataires ont souligné que, dans les communautés de communes non plus, la loi ne prévoit pas d’équilibre démocratique. Merci de votre engagement! Il est inquiétant que, dans une démocratie moderne, cette anomalie n’ait pas été corrigée plus tôt et passe quasiment inaperçue…

Aujourd’hui, les débats institutionnels menés par la Commission Balladur n’y changent rien : cette question n’est toujours pas évoquée. Il est, au plus, envisagé d’adopter pour les communautés d’agglomération le mode de scrutin qui prévaut pour Paris, Lyon et Marseille. Mais ce mode de scrutin n’impose pas de représentation des oppositions par arrondissement (par exemple à Paris, les délégués du 3ème arrondissement au Conseil de Paris sont tous membres du parti socialiste, tandis que les délégués du 8ème arrondissement sont tous membres de l’UMP). Une telle réforme ne garantirait donc pas la représentation plurielle de chaque commune dans les intercommunalités ! Et de toute façon, elle ne concernerait pas les communautés de communes.

C’est un fonctionnement démocratique élémentaire qu’il s’agit de défendre. Etant donné le calendrier des débats en cours, l’appel www.democratielocale.com sera adressé cette semaine aux groupes parlementaires. Il commence à susciter l’intérêt de la presse et vient d’être relayé par l’Express du 12 février (article joint).

Les décisions publiques sont aujourd’hui trop complexes pour être bien prises en vase clos, c’est le principe de base de décisions au moins débattues en commun qu’il faut imposer enfin, dans les intercommunalités comme ailleurs.

Au moment de l’envoi de cet appel aux groupes parlementaires,
mobilisons nous pour lui donner toute la force nécessaire !

Faites connaître cet appel par tous les moyens dont vous disposez. Aujourd’hui, nous pouvons agir.

www.democratielocale.com

Vie politique Claude Blaho-Poncé 23 fév 2009 Pas de commentaires